Que Limagnifique voyage commence !

Nous voici enfin de retour en Amérique Latine ! Nous quittons l'hiver de la Belgique pour rejoindre Lima en plein été, plus de 20 degrés de différence et le soleil en plus. Le décalage horaire est de 6 heures. Nous logeons à l'hôtel Iquique, pas trop loin du centre historique, avec des espaces communs assez sympa, et plus grand qu'il n'y parait au premier abord.

Après une nuit de sommeil, (entrecoupée par le bruit permanent et infernal dans cette ville qui s'orchestre dans une cacophonie démoniaque : le bruit de la circulation, les klaxons, les cris des jeux des enfants qui jouent dans les rues à tout heure du jour et de la nuit, le aboiements des chiens, les alarmes diverses, ... ), nous démarrons la journée par une ballade vers le centre historique de Lima.

Nous retrouvons vite nos marques : les bus, les taxis, les chifas (sorte de restaurants chinois, on en trouve partout !), les ceviches, les bruits, les odeurs, les gens souriants et sympathiques, ... tout y est, à notre plus grande joie.

Bus et taxi typiques

Inca Kola

La cathédrale

Un fois arrivés à la Plaza de Armas, où les balcons coloniaux sont légion, nous visitons la cathédrale de Lima et le Palais épiscopal juste à côté. Notre matinée y passe, l'heure du repas arrive pour notre plus grand plaisir. Le plus impressionnant pour la cathédrale de lima est sans conteste le fait qu'elle soit construite ... en bois ! Les murs, les colonnes, le plafond, ... tout s'emboîte, pas de colle, pas de clous. Il ne pleut jamais à Lima, le bois ne s'abîme donc pas et comme le bois n'est pas rigide comme la pierre, il fait un candidat parfait pour une construction anti-sismique.
C'est également là que reposent les restes de Pizarro. Dernièrement, il y a environ un an, lors d'un restauration du sol d'une chapelle, des tombes ont été découvertes. On suppose que sous chaque chapelle se trouvent des tombes similaires.
Le dernier point, amusant, est son énorme orgue construit en Belgique. Il nécessite deux personnes pour fonctionner, on ne nous a pas dit s'il fallait un wallon et un flamand.

L'après-midi, deux musées nous attendent. Les rejoindre n'aura pas été une mince affaire : nous avons d'abord dû prendre un bus avec de la musique typique en fond sonore, descendre au hasard, demander à quatre personnes notre chemin, suivre une ligne bleue pendant 15 minutes, ...

La ligne bleue.

Alors la ligne bleue c'est une ligne peinte à même le sol comme anciennement dans les hôpitaux ou aéroports. En gros, au travers de la ville, les deux musées sont reliés par cette ligne peinte sur le trottoir et qui nous fait tourner comme des idiots pendant environ 15 minutes. A certains endroits elle est tellement usée qu'on en perd presque la piste.

Nous commençons par le Musée national d'archéologie, d'anthropologie et d'histoire du Pérou. Le musée est énorme, et malgré deux salles en restauration, dont celle sur les Moche que nous voulions tellement visiter, nous n'en voyons pas le bout. On a même passé quelques salles, au bout de deux heures de visite. On y retrouve des pièces de l'âge préhistorique jusqu'à nos jours, mais comme le nom du musée l'indique, uniquement au niveau de l'Homme, il n'est pas questions d'animaux fossilisés par exemple. Toutes les civilisations de toutes les époques se mélangent vite dans nos esprits, même les tableaux récapitulatifs nous semblent incompréhensibles.

Le second musée est le musée Rafael Larco, musée d'une taille modeste, il a cependant deux caractéristiques très surprenantes. La première est une salle, légèrement à l'écart du bâtiment principal, contenant uniquement de l'art érotique. C'est la première fois que nous voyons ces scènes dans un musée, je pense que le catholicisme fervent des ces pays y est pour quelque chose.
On y voit pèle-mêle des scènes de fécondité, mais aussi de masturbation solitaire, en couple, de sexe anal, de fellation (dont certaines entres hommes), ... Il ne s'agit donc pas uniquement de reproduction, on pense même qu'ils limitaient volontairement les naissances avec ces pratiques.

Réserve ouverte au public

(MAJ 11/01/2013) Petit oubli : la seconde caractéristique est le fait que la réserve du musée, comprenant des milliers de pièces, au moins 20 fois ce que l'on a pu voir dans le musée, est accessible au public. C'est tellement rare que ça vaut la peine d'être signalé. Les armoires sont pleines, du sol au plafond, on se croirait dans les archives secrètes du FBI, où dans un épisode d'Indiana Jones !

Le retour vers l'hôtel se fait à pieds, une petite ballade d'une heure, jusqu'au coucher du soleil. Au soir, nous mangeons dans un restaurant typique. Pour ma part, une omelette au poulet, de la taille de l'assiette et posée sur un lit de riz, pour Amandine, son fameux riz à la cubaine (en gros, beaucoup de riz, un oeuf sur le plat, des bananes frites et une saucisse. J'ai profité de ce repas pour boire de l'Inca Kola, au goût particulier, entre chewing-gum et petits oursons en bonbon. La bouteille est très jolie et reconnaissable très facilement.

La journée s'achève, l'article est écrit, les photos pas encore sélectionnées (près de 800 photos !), elles arriveront sans doute d'ici quelques heures.