Les criques d'Ibiza

Après une petite semaine en Ecosse, quoi de mieux pour s'en remettre que deux semaines sur un voilier à Ibiza, pour profiter de la mer et du soleil ?

Cala d'Hort

Trésors archéologiques

Nous avons retrouvé Océanide, un ketch (voilier à deux mats) de presque 12 mètres, au port d'Eivissa, à Ibiza. Le capitaine, Jacques, et sa femme, Monique, nous ont accueillis à bord. Patricia, prof d'arts plastiques à Paris, est venue compléter l'équipage. Nous avons mené la dolce vita, naviguant de crique en crique, partageant notre temps entre les bains de soleil, les baignades, la lecture, la cuisine, les apéros, les parties de Yam (ou Yatzée pour les belges), ... Bref, un emploi du temps bien chargé !

Méduse

Océanide

Monique, championne en titre pour repérer les objets enfuis au fond de la mer, nous a ramené plusieurs trésors archéologiques (une théière et une boite à bijoux), d'autres objets plus modernes (une brosse à dent, un masque, ...) et des trésors de la mer (nacre, mulot).

Notre première destination fut l'île de Formentera. A notre second mouillage, nous avons fait une expédition sur la terre ferme, jusqu'aux bains de boue -auxquels nous sommes finalement allés 3 fois : une fois pour satisfaire ma curiosité, François n'osant pas "se mouiller", une seconde fois parce que Monsieur n'avait pas pensé avant à prendre l'appareil photo précédemment, et enfin la troisième, pour qu'il profite également des bienfaits de la boue (note à moi-même : les batailles de boue, ça fait mal !).

Ensuite, de retour sur l'île d'Ibiza, nous avons découvert "Cala d'Hort", une crique magnifique à l'eau cristalline.
De manière générale, les criques que nous avons vues étaient très belles, certaines plus sauvages, d'autres plus touristiques, avec du sable fin, des cailloux ou des falaises. L'eau était assez chaude, même pour François : dll dépassait les 30° !
A certaines plages, le sable était coloré par de la poussière de corail, ce qui lui donnait une couleur rouge.

Des jolies criques, une eau paradisiaque mais ... Malheureusement, les méduses règnent sur cette mer comme les midges sur l'Ecosse ! Nous devions prendre nos précautions et faire le tour du bateau pour inspecter l'eau avant de nous risquer à la baignade. Et il n'était pas rare de devoir rebrousser chemin suite à une mauvaise rencontre, tout en poussant des cris dans notre tuba - cris qui ressemblaient étrangement à des barrissements d'éléphant !

Après une semaine de croisière, il était temps des refaire le plein de provisions et de carburant. Nous nous sommes alors rapprochés de la civilisation.
Cela nous a permis une petite escapade en amoureux au soir, afin de profiter du bord de plage très animé d'Ibiza, et de boire un verre au mythique "Cafe del Mar" juste à temps pour le coucher du soleil.

Pour rentrer sur la continent, nous sommes partis le jeudi 23 août au matin. Il nous faudra deux jours et une nuit pur atteindre le rivage. La traversée s'est très bien passée, le vent s'est même levé et nous avons pu sortir les deux voiles, ainsi que le foc.
Nous avons effectué la traversée avec un "bateau-copain" du capitaine. Il était plus récent et plus léger de deux tonnes, il nous laissait donc loin derrière. Nous l'avons momentanément rattrapé au coucher du soleil de la première journée : il avait ralenti l'allure car il pêchait. Au moment où nous arrivons à sa hauteur, un poisson a mordu à sa ligne (et pas à la nôtre bien sûr !) : un gros thon rouge. Heureusement, le butin est partagé le lendemain !

Nous avons retrouvé son équipage le lendemain soir sur la côte de la péninsule ibérique, et avons passé la soirée tous ensemble dans un restaurant de la crique. Le plan initial était de profiter encore une journée de la mer en Espagne, puis de reprendre la route vers le port d'attache en France. Mais la météo à partir du lendemain après-midi, s'annonçait très mauvaise (vents de force 8, houle importante). Pour éviter cela, nous sommes partis très tôt au matin, et après une journée en mer avec une houle grandissante et un vent forcissant, nous avons enfin atteint notre destination à Marseillan Plage : sauvés !

Le lendemain, nous sommes restés au port pour remettre le bateau en état. Au soir, nous avons été accueillis à Saint Georges d'Orque, près de Montpellier, par Monique et Jacques, chez qui nous sommes restés tout le week-end à savourer nos derniers instants de vacances.